28.03.2017  •  Statistique  •  Communiqués de presse

Consommation de viande 2016: la viande suisse est tendance

L'an dernier, on a consommé en Suisse 50,98 kg de viande par habitant, dont une majeure partie était du porc. Une part indigène légèrement supérieure et une augmentation de la production suisse démontrent, avec des importations de viande qui ont baissé en parallèle, la popularité de la viande indigène. 96% des Suissesses et des Suisses mangent de la viande.

L'an passé, on a consommé en Suisse 431 760 tonnes de viande (poids à la vente, hors poissons et crustacés), soit à peu près autant que l'année précédente. En raison de la croissance de la population, la consommation par habitant a perdu un petit pourcent et s'élevait à 50,98 kg (contre 51,49 kg en 2015). Cela dit, ces chiffres évoluent dans une certaine fourchette d'incertitude parce que les achats significatifs au proche étranger – 481 millions d'euros dans le segment Viande/poisson/charcuterie en 2015 selon une étude GfK – et d'éventuelles variations de stocks ne figurent pas dans la statistique de Proviande.

Le porc et la volaille restent en tête

Le porc est resté la viande la plus appréciée des Suissesses et des Suisses. Avec une consommation de 22,49 kg (-1,4%) par habitant, il représentait encore près de la moitié de la consommation totale de viande. La volaille est arrivée à la deuxième place avec 12,04 kg (-0,6%), suivie du bœuf avec 11,28 kg (+0,2%).

Pour la première fois depuis 2012, la consommation de volaille a légèrement reculé, mais ce sont encore bien plus de 100 000 t qui ont été consommées. La consommation de bœuf a au contraire augmenté de 1,1%, passant ainsi à 95 553 t, au détriment de la viande de veau qui a enregistré une nouvelle baisse de 1,5% en 2016, même si la consommation de cette viande reste à un bas niveau en termes de quantités à tout juste 23 000 t poids à la vente.

Un engagement clairement affiché en faveur de la viande d'origine suisse

Sur l'ensemble des espèces animales, la part indigène dans l'ensemble de la viande consommée a augmenté de 0,6% et s'élevait à 80,6%. Ainsi, quatre cinquièmes de la viande prov-naient de Suisse. Cela prouve que les consommatrices et consommateurs mangent de la viande d'une manière plus consciente, qu'ils connaissent les avantages de la viande suisse et sont donc également prêts à payer plus pour cela – conformément à une étude représentative, il s'agissait de 72% des personnes interrogées en 2016.

Concernant la viande de veau et la viande porcine, les parts indigènes ont légèrement reculé en 2016, mais avec respectivement 97,1 et 95,8%, elles étaient encore supérieures à la moyenne. Quant à la viande bovine, 82% étaient issus de la production indigène, soit une hausse de 1,4%. Avec une hausse de 2,2%, la part indigène de la viande de volaille est celle qui a connu la plus nette progression, mais elle affiche encore, avec 57% de production indigène, un potentiel d'extension significatif.

En 2016, on a produit en Suisse 0,7% de viande de plus qu'en 2015, d'où une quantité totale de 348 057 t poids à la vente. En dépit d'une baisse de 1,1%, les porcs représentaient la plus grosse part avec 182 540 t, suivis de la viande bovine avec 78 351 t (+2,8%). Dans le même temps, les importations de viande ont diminué de 1,8%, passant ainsi à 92 000 t, et les exportations ont augmenté de 10,7%, passant ainsi à 8375 t, ce qui correspond à une faible hausse en termes de quantités.

Des prix légèrement plus élevés

Le prix d'achat moyen de la viande, qui prend en compte toutes les sortes de viande dont la charcuterie, les saucisses et les conserves, était légèrement supérieur en 2016 qu'en 2015 et s'élevait à CHF 20,56/kg (contre CHF 20,32 l'année précédente). Conformément à l'institut d'études de marché Nielsen Switzerland, les consommatrices et consommateurs achètent toutefois de plus en plus de viande en promotion. En 2014, cette part atteignait encore 42,4%, déjà 44,7% l'année suivante et 45,3% en 2016.

La consommation de viande il y a 20 ans

Il y a 20 ans, donc en 1996, chaque habitant de Suisse consommait 53,6 kg de viande par an, soit env. 5% de plus qu'aujourd'hui. Mais à l'époque déjà, on consommait surtout du porc (25,93 kg), suivi du bœuf (10,85 kg) et de la volaille (9,17 kg). Le recul général au cours des vingt dernières années concerne surtout la viande porcine et la viande de veau, tandis que la viande de volaille a progressé de plus de 2,8 kg par personne.

96% de la population suisse mangent de la viande

Une étude représentative réalisée par l'institut de recherche GfK en décembre 2016 a une nouvelle fois confirmé que la viande est une denrée alimentaire très appréciée des Suissesses et des Suisses. Conformément à cette étude, plus de 70% des personnes interrogées âgées de 15 à 70 ans mangent de la viande au moins 3 à 4 fois par semaine, et 20% 1 à 2 fois par semaine. Seuls 4% ont indiqué ne jamais manger de viande.

7De plus, conformément au «baromètre du marché et de la consommation 2016» de DemoSCOPE, près des trois quarts (72%) de la population suisse sont prêts à payer davantage pour des produits agricoles indigènes, et d'autant plus pour la viande. Pour les partisans de la viande indigène, elle peut de ce fait coûter jusqu'à 27% de plus que la viande étrangère.

Interlocuteurs:

Généralités, allemand:
Heinrich Bucher, directeur
Téléphone 031 309 41 16, portable 079 679 51 55
heinrich.bucher@proviande.ch

Généralités, français:
Marcel Portmann, responsable du Dpt Marketing & Communication
Portable 079 247 03 52
marcel.portmann@proviande.ch

Statistique:
Mike Schneider, responsable IT & Statistique
Téléphone 031 309 41 27
mike.schneider@proviande.ch

Downloads et informations

Communiqué de presse (pdf, 74 KB) Communiqué de presse (docx, 137 KB) Graphiques (xlsx, 19 KB) Tableau «Consommation de viande» (pdf, 29 KB) Méthode de calcul de la consommation (pdf, 75 KB)Retour