Conclusion

La Suisse dispose des meilleures conditions pour produire de façon durable des aliments d’origine animale. L’Etat, ainsi que l’agriculture et la filière viande, s’orientent déjà vers un avenir plus respectueux du climat. L’objectif est de poursuivre l’amélioration de la qualité de la viande suisse. Il ne s’agit pas d’en produire plus mais de la produire mieux, et les consommateurs doivent pouvoir continuer à en manger avec plaisir et modération. Ceci profitera non seulement à l’environnement, mais aussi à la santé appréhendée de façon globale.

«Nose to Tail»

Mais une viande produite de façon durable a un prix. La devise est donc de savoir savourer la viande en quantités adéquates, mais en faisant le choix de la meilleure qualité. Car la qualité n’est pas réservée aux seuls filets et autres morceaux nobles qu’il nous faut importer, elle concerne aussi les ragoûts, les rôtis ou les charcuteries. Un grand nombre de morceaux bon marché ne demandent qu’à être redécouverts au travers de délicieuses recettes.

Alimentation équilibrée

La modération est l’avenir de la consommation. Cela vaut non seulement pour les produits d’origine animale, mais aussi pour l’ensemble de nos exigences. Il n’en faut pas moins rejeter les formules radicales qui diabolisent certains aliments. Les faits sont trop complexes pour permettre l’énonciation de formules simplistes. C’est pourquoi nous avons confiance en une alimentation équilibrée et raisonnable, dans laquelle les produits d’origine animale ont toute leur place. Chaque consommateur doit décider lui-même de sa consommation de viande. Mais quiconque consomme de la viande suisse peut avoir bonne conscience en termes d’écologie et d’éthique.