Les émissions globales de gaz à effet de serre

En Suisse, les transports, les ménages et l’industrie sont responsables de plus de 70 % des émissions globales de gaz à effet de serre. D’après l’OFEV, la part de l’agriculture est d’environ 12 % et celle des émissions de CO2 n’est que légèrement 1,2% (source: «Indicateurs de l’évolution des émissions de gaz à effet de serre 2013»). Pour l’agriculture, il est indispensable que d’autres gaz soient classifiés comme gaz à effet de serre à l’instar du CO2, et notamment le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) dont l’impact est important (facteurs respectifs 21 et 310 après conversion en équivalents CO2). Par rapport aux émissions de méthane et de protoxyde d’azote, les émissions de CO2 par le secteur agricole sont insignifiantes. La détention de ruminants tels que le bétail bovin, les moutons et les chèvres, qui dégagent du méthane pendant la digestion, est de loin la plus exposée. Etant donné que les émissions par animal ne connaissent que d’infimes variations, le facteur principal pour assurer une production de lait et de viande respectueuse du climat est une productivité élevée.

Régional et de saison

Comparées aux ruminants, les volailles émettent moins de gaz à effet de serre et utilisent moins d’eau; quant aux porcs, ils sont de bons valorisateurs de sous-produits. Le fait de consommer des produits régionaux et de saison réduit fortement l’impact climatique.